Axo'Plage : Trouve autour de vous, bord de mer, culture, detente. Parfait pour une balade et une rencontre sans pression. Citation : « Besace bien promenée nourrit son maître. » — Proverbe français (recueil Charles Cahier), 1856
Kestufela ? nous voilà, nous avons de quoi faire.
Nous partons d’un lieu qui compte, puis nous explorons ce qui se mange, se raconte, se découvre ou se partage à deux autour de ce repère. La carte donne le cap ; nos contributions font le voyage.
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Acces direct aux cuisines de nos regions : LaBouffe
Nous faisons de LaBouffe notre table vivante : un coin qui sent la marmite, le terroir et les recettes qui racontent une histoire locale. Nous partageons ici des plats traditionnels, des gestes simples et des idees qui tiennent la route dans la vraie vie, du marche a l assiette, sans chichi mais avec du gout.
Mon préfou vendéen, la recette qui me met à l’aise
Type : Recette
Localisation : Pays de la Loire
Dans LaBouffe, je reviens volontiers vers les recettes qui me calment autant qu’elles me régalent. Je n’ai pas besoin de gestes compliqués ni d’un grand décorum pour me sentir bien en cuisine, et c’est sans doute pour cela que le préfou vendéen, ce grand classique des Pays de la Loire, m’attire autant. Il y a dans cette recette traditionnelle quelque chose de très juste pour moi : peu d’ingrédients, un rythme simple, un résultat franc. Quand je veux avancer sans pression, je prends un pain de campagne bien croustillant, ou une baguette un peu rassise, puis je prépare un beurre demi-sel bien souple avec deux ou trois gousses d’ail écrasées et un peu de persil finement ciselé. Je fends le pain dans la longueur, je le garnis généreusement, je le referme, puis je l’enveloppe avant de le passer au four quelques minutes, juste le temps que le beurre fonde et que l’extérieur reste légèrement doré. Je le sers chaud, souvent avec une salade verte, parce que j’aime garder à ce repas une forme d’équilibre et de simplicité. Ce que j’aime dans cette recette, c’est qu’elle raconte la Vendée sans forcer le trait. Le préfou est né dans les Pays de la Loire, et je trouve qu’il porte bien cette idée d’une cuisine directe, chaleureuse, faite pour être partagée sans cérémonie. Moi qui suis plutôt réservé et qui avance à mon rythme, je m’y retrouve : je peux le préparer seul, en silence, après une marche ou entre deux épisodes de série, avec la même attention tranquille que je mets dans tout ce qui compte pour moi. Je pèse, je mélange, je goûte, je rectifie, et je retrouve dans ce petit enchaînement précis un plaisir très personnel. Ce n’est pas seulement une recette ; c’est une manière douce de me remettre dans le mouvement, de faire entrer un peu de goût et de présence dans mes repas, sans me brusquer.