Les olomoucke tvaruzky, ce goût franc que j’aime retrouver entre Olomouc et mes soirées tranquilles
Type : Nutrition
J’ai toujours eu un faible pour les aliments qui ne cherchent pas à plaire à tout le monde, mais qui parlent tout de suite à celles et ceux qui prennent le temps de les connaître. Les olomoucke tvaruzky font partie de ceux-là. Je les associe à une Tchéquie de terroir, à la Moravie, et plus précisément à la région d’Olomouc, avec cette identité AOP qui dit bien qu’on n’est pas face à un fromage quelconque, mais à une spécialité ancrée, précise, presque fière de son caractère. Quand je pense à eux, je pense à une table simple, à une assiette qui n’a pas besoin d’artifice, et à ce genre de conversation sincère que j’aime tant, celle qui s’installe sans façon, comme un bon livre qu’on ouvre au bon moment. J’aime les regarder comme un aliment de saison permanente, parce qu’on peut en profiter toute l’année, mais je trouve qu’ils prennent une dimension encore plus juste de l’automne au printemps, quand leurs notes les plus franches s’expriment avec davantage de relief. Il y a dans ces mois-là quelque chose qui leur va bien: l’air plus frais, l’envie de saveurs nettes, de choses qui réveillent le palais sans le fatiguer. Chez moi, je les imagine volontiers après une journée calme, en rentrant avec mes pensées un peu pleines, entre un bouquet de plantes posé sur la table et un carnet de dessins ouvert à moitié. Leur présence suffit souvent à donner du corps à un repas simple, et c’est ce que j’apprécie le plus: ils sont honnêtes, directs, sans détour. Je les vois très bien à proximité d’Olomouc, autour de ces repères du quotidien qui donnent du sens à ce qu’on mange, dans la continuité d’un savoir-faire local plutôt que dans la mise en scène. Même loin de la Moravie, ils gardent cette manière très reconnaissable d’évoquer leur origine. Pour moi, les olomoucke tvaruzky ne sont pas seulement à déguster; ils se choisissent, se respectent, se laissent apprivoiser. Ils ont ce tempérament qui me plaît chez les gens comme chez les produits: une vraie personnalité, un fond de pudeur, et quelque chose de vivant qui reste en mémoire. C’est sans doute pour ça que je les aime autant dans les saisons fraîches, et que je reviens volontiers vers eux le reste de l’année, comme on retourne vers une voix familière qu’on reconnaît tout de suite.