L’Alheira de Mirandela, ce goût du Trás-os-Montes que j’aime retrouver quand l’air se rafraîchit
Type : Nutrition
Je viens avec mes questions et sans envie de juger, et c’est sans doute pour ça que l’Alheira de Mirandela m’intéresse autant. J’aime les aliments qui racontent un territoire sans faire de bruit, et celle-ci a exactement cette présence-là. Quand je pense à cette IGP du Portugal, je pense tout de suite à Mirandela, dans le Trás-os-Montes, à cette zone marquée et bien réelle où le produit prend son sens, avec une identité qui ne cherche pas à en faire trop. Il y a quelque chose de très juste dans cette charcuterie cuite et généreuse, dans sa manière d’aller droit au réconfort sans perdre son ancrage. Pour moi, elle a vraiment sa place de l’automne au printemps, quand j’ai envie de plats chauds, d’assiettes plus rustiques, de cuisine simple mais consistante, celle qu’on pose au milieu de la table après une journée froide ou une sortie un peu vive. C’est à ce moment-là qu’elle me paraît la plus parlante, la plus évidente. Je peux aussi la cuisiner ou l’acheter le reste de l’année, bien sûr, et il n’y a rien de déplacé à la servir plus tard dans la saison, mais je la trouve alors plus juste, plus enveloppante, comme si le climat lui-même lui donnait un accent particulier. Ce que j’aime dans l’Alheira de Mirandela, c’est cette impression de proximité même quand on est loin du Portugal: on sent une tradition de terroir, un usage culinaire concret, une manière de nourrir qui tient autant au lieu qu’au moment. Moi qui aime comprendre et rencontrer, je la vois comme une porte d’entrée très sincère vers Mirandela et ses environs, un aliment à apprivoiser sans protocole, avec curiosité, en laissant le plat parler pour lui-même.