Le riz de Camargue, quand j’ai besoin d’une base simple qui a du relief
Type : Nutrition
J’aime garder dans ma cuisine un produit comme le riz de Camargue IGP, parce qu’il me donne exactement cette sensation de calme que je cherche souvent dans les plats les plus simples. Je le connais comme un aliment solide, franc, qui vient de France et qui porte vraiment son territoire: la Camargue, autour d’Arles, dans les Bouches-du-Rhône, là où les paysages ouverts et la lumière ont quelque chose d’apaisant. Quand je pense à ce riz, je pense à une matière qui absorbe bien les parfums sans disparaître, avec assez de tenue pour accompagner une cuisine méditerranéenne sans l’écraser. C’est le genre de base que j’aime cuisiner toute l’année, parce qu’elle reste utile en toutes saisons, mais elle prend une vraie place à la fin de l’été et en automne, au moment où j’ai envie de plats plus ronds, plus enveloppants, avec des légumes mûrs, des jus courts, des herbes, un peu d’huile d’olive et des préparations qui gagnent en densité. J’aime alors le servir avec des saveurs qui ont vécu un peu au soleil, ou le mettre en valeur dans un plat plus généreux, presque tranquille, où il fait le lien entre le produit brut et la table du quotidien. Pour moi, c’est aussi ça, l’intérêt d’une IGP comme celle-ci: sentir qu’il y a un ancrage réel, une manière de faire qui raconte son coin de France, sans forcer le trait. J’aime les espaces où l’on peut respirer sans se justifier, et ce riz-là me parle un peu comme ça: il laisse de la place aux autres ingrédients, tout en gardant sa présence, surtout quand les jours raccourcissent et que j’ai envie de cuisiner quelque chose de simple, respectueux et pleinement à sa place.