Prosciutto di Parma, le goût qui prend son temps
Type : Nutrition
Je préfère les liens qui se construisent lentement, et c’est sans doute pour cela que j’ai une tendresse particulière pour le Prosciutto di Parma. J’aime cette charcuterie AOP italienne parce qu’elle n’impose rien : elle arrive avec une douceur nette, une finesse de sel, une texture qui fond presque sans effort, comme si tout avait été patiemment réglé avant de venir jusqu’à l’assiette. Quand j’y pense, je ne vois pas seulement un produit, je vois la zone de Parme, en Émilie-Romagne, avec cette manière très italienne de laisser le temps faire son travail à 44.801500,10.327900, là où l’on comprend que la simplicité peut être une forme de précision. Chez moi, je le choisis surtout du printemps à l’été, quand j’ai envie d’assiettes fraîches, légères, presque silencieuses, avec un peu de melon, de pain encore tiède, ou quelques légumes croquants. Il me semble alors parfait pour accompagner un déjeuner sans fatigue, un dîner doux après une journée de travail, ou même une pause au retour d’un musée, quand je prolonge encore un peu le calme autour d’un café. Puis, en automne, je l’aime autrement, avec des accords plus profonds : une poire mûre, une pâte plus chaleureuse, des champignons, ou simplement un vin qui lui répond avec retenue. Ce que j’apprécie dans le Prosciutto di Parma, c’est qu’il ne cherche pas à briller plus fort que le reste ; il met en valeur ce qui l’entoure et donne à la table une élégance tranquille. C’est le genre d’aliment que j’achète quand j’ai envie de bien faire sans en faire trop, quand je veux recevoir avec délicatesse ou me préparer un moment à moi, minimaliste mais juste, à mon image.