Le Pecorino Romano, ce goût franc que j’aime retrouver entre Rome et ma cuisine
Type : Nutrition
Quand je pense au Pecorino Romano AOP, je pense tout de suite à une cuisine simple, assez silencieuse, où l’on cherche surtout du goût juste. J’en garde l’image d’un fromage de caractère, né en Italie, dans la zone de Rome et du Latium, avec cette identité nette qui me rassure presque autant qu’un bon plat du soir. Moi qui avance à mon rythme et sans pression, j’aime les aliments qui n’ont pas besoin d’en faire trop pour exister, et celui-ci en fait partie. Son sel, sa force et sa profondeur ont quelque chose de très franc, mais pas agressif quand je le choisis avec mesure. Il me suffit souvent d’en râper un peu pour transformer une assiette de pâtes en vrai moment de réconfort, surtout quand les journées raccourcissent et que j’ai envie de repas plus enveloppants. C’est là, entre l’automne et le printemps, que je le trouve le plus à sa place, sur les pâtes bien chaudes, les légumes fondants ou dans un bouillon qui prend soudain plus de relief. J’aime aussi le savoir lié à un territoire précis, à Rome et à son bassin de production, parce que cela donne au produit une présence réelle, presque une adresse. Même si je peux en profiter toute l’année, je le ressens davantage dans les mois frais, quand j’ai besoin de plats simples qui tiennent au corps sans demander trop d’effort. Dans ma cuisine, je l’achète pour son utilité autant que pour son goût, parce qu’il a cette capacité rare à donner du fond à un plat modeste. Un peu de Pecorino Romano AOP suffit souvent à rendre une soupe plus chaleureuse, des légumes plus savoureux et un dîner très ordinaire un peu plus habité. C’est le genre de produit que je garde en tête quand je veux cuisiner sans me compliquer la vie, mais avec une vraie attention au plaisir.