L’huile d’olive de Nyons, celle que j’aime garder sous la main toute l’année
Type : Nutrition
Je crois aux mots posés et aux gens fiables, et c’est un peu pour ça que l’huile d’olive de Nyons a trouvé sa place dans mes habitudes. Je la connais comme un produit d’humeur calme, avec cette présence douce et nette qui ne cherche pas à impressionner trop vite, mais qui finit toujours par donner du relief à ce que je cuisine. En France, dans le secteur de Nyons, dans la Drôme, autour de ce paysage précis qui tient à la fois de la lumière et de la patience, elle porte une AOP qui raconte bien plus qu’un nom sur une bouteille. Quand je pense à elle, je pense à une huile qu’on ouvre avec confiance, pour un filet sur des légumes tièdes, un pain encore chaud, une salade simple, ou même pour finir un plat de cuisine lente, celle que j’aime quand le temps se met au rythme du jazz. Je l’apprécie toute l’année, parce qu’elle reste juste, lisible et agréable dans beaucoup de moments du quotidien. Mais je dois dire que je la trouve encore plus parlante de l’automne au printemps, après la récolte, quand elle a ce relief plus net qui donne envie de la goûter pour elle-même avant de penser à l’assiette. À ce moment-là, elle accompagne très bien une cuisine sans détour, des produits de saison, des plats modestes qu’elle sait mettre en valeur sans les écraser. J’aime aussi la chercher pour ce qu’elle dit du lieu d’où elle vient, de Nyons et de ses environs, avec cette ancre géographique très concrète, presque rassurante, qui donne envie de faire confiance au geste des producteurs. Pour moi, c’est une huile qu’on achète autant pour cuisiner que pour prendre plaisir à verser au dernier moment, quand on veut que la simplicité ait du goût et que la table garde une vraie douceur.