Axo'Plage : Trouve autour de vous, bord de mer, culture, detente. Parfait pour une balade et une rencontre sans pression. Citation : « Besace bien promenée nourrit son maître. » — Proverbe français (recueil Charles Cahier), 1856
Kestufela ? nous voilà, nous avons de quoi faire.
Nous partons d’un lieu qui compte, puis nous explorons ce qui se mange, se raconte, se découvre ou se partage à deux autour de ce repère. La carte donne le cap ; nos contributions font le voyage.
Les lieux préférés publics
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Acces direct aux cuisines de nos regions : LaBouffe
Nous faisons de LaBouffe notre table vivante : un coin qui sent la marmite, le terroir et les recettes qui racontent une histoire locale. Nous partageons ici des plats traditionnels, des gestes simples et des idees qui tiennent la route dans la vraie vie, du marche a l assiette, sans chichi mais avec du gout.
ZA : bobotie sud-africain
Type : Recette
Je prends le temps de connaître les gens avant de me livrer, et j’ai le même réflexe en cuisine : je choisis des plats qui racontent quelque chose sans se presser. Dans LaBouffe, la recette que je garde pour les soirs où j’ai besoin de douceur, c’est le bobotie, un grand classique de l’Afrique du Sud. J’aime cette cuisine franche et chaleureuse, née du mélange des influences, parce qu’elle laisse de la place au goût, au calme et à la précision. Quand je pense au Cap et à la lumière qui tombe vers Table Mountain, j’ai presque l’impression de comprendre pourquoi ce plat a cette profondeur tranquille : il réconforte sans lourdeur, il réveille sans brusquer. C’est exactement le genre de recette qui me ressemble quand je cherche un repas simple, sincère et équilibré dans l’esprit. Pour le faire, je prends du bœuf ou de l’agneau haché, un oignon, de l’ail, un peu de curry, de curcuma, de cumin, du pain rassis trempé dans du lait, des raisins secs, une cuillère de chutney d’abricot ou d’une confiture douce, du vinaigre ou un trait de citron, puis du sel, du poivre et quelques feuilles de laurier. Je fais revenir l’oignon, j’ajoute la viande, les épices, les raisins et le chutney, puis je mélange avec le pain essoré pour obtenir une farce moelleuse. Je verse tout dans un plat, j’ajoute par-dessus un appareil fait d’œufs battus avec un peu de lait, et je laisse cuire jusqu’à ce que le dessus soit pris et joliment doré. Je le sers avec du riz jaune, parfois avec un peu de salade croquante, et je retrouve dans cette assiette un équilibre que j’aime beaucoup : du fondant, une pointe sucrée, une chaleur discrète. Dans ma manière de vivre, cette recette a sa place parce qu’elle demande de l’attention, pas de la vitesse, et que je préfère toujours les repas qui laissent le temps d’être présents à table.