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LaBouffe explore la cuisine, les recettes et les traditions alimentaires régionales partagées par régions et par thèmes.

RÉGION

Drapeau national de BRBR

Présentation du pays

Le pays Brésil

Drapeau : Brésil
Brésil · repère national
Brésil en relief dans son contexte géographique, avec forêt amazonienne, Pain de Sucre, architecture de Salvador, chutes d’Iguaçu, feijoada, pão de queijo, moqueca.

L’Amazonie, le Nordeste, les plateaux et les littoraux présentent de fortes différences. Les cultures autochtones, afro-brésiliennes et issues des migrations nourrissent musique, artisanats et cuisines, des poissons amazoniens aux recettes côtières et méridionales. Salvador offre un regard sur les héritages afro-brésiliens à travers ses architectures, ses musiques et ses pratiques culinaires. Le Pain de Sucre marque le paysage de Rio, tandis que l’Amazonie renvoie à des communautés et à des savoirs propres aux milieux forestiers et fluviaux. Les fêtes et les arts populaires changent fortement selon les régions. La feijoada associe haricots et viandes dans un repas souvent partagé ; le pão de queijo est une préparation au fromage liée notamment au Minas Gerais. Les moquecas, des plats de poisson, présentent des versions différentes sur le littoral. Manioc, fruits et poissons d’eau douce enrichissent encore cette diversité. Ces spécialités rendent visibles les rencontres culturelles, mais aussi les identités locales, du Nordeste aux régions méridionales.

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Recette

Plats, preparations et savoir-faire culinaires.

10/05/2026 11:37

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Brésil : ma feijoada brésilienne

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Je garde souvent la cuisine pour les moments où je veux retrouver du calme sans couper le monde. Dans LaBouffe, je parle rarement d’un plat au hasard : je cherche une recette qui a du fond, du rythme, et une vraie présence. La feijoada brésilienne me ressemble plus que je ne l’aurais cru. Elle demande du temps, de la patience et une certaine forme de respect, exactement ce que j’attends d’un repas quand j’ai passé la journée à écouter, régler, équilibrer, comme je le fais dans mon métier de technicien son. Je pense à Rio, à Copacabana, à cette chaleur vivante qui traverse la ville, et j’y vois un plat qui ne se presse pas. Il se construit lentement, sans ostentation, avec une confiance tranquille. Pour une feijoada brésilienne traditionnelle, je pars sur des haricots noirs, du porc salé, de la palette ou de l’échine, du jarret, de la poitrine fumée, de la saucisse fumée, un peu de bœuf salé si j’en trouve, de l’ail, de l’oignon, des feuilles de laurier, du poivre noir et de l’eau. Je fais tremper les viandes salées à l’avance, puis je les dessale soigneusement, parce qu’un plat aussi généreux mérite de l’attention. Je fais revenir l’oignon et l’ail, j’ajoute les morceaux de viande, puis les haricots noirs rincés, le laurier et de l’eau à hauteur. Je laisse cuire doucement, longtemps, jusqu’à ce que le bouillon devienne dense et que les saveurs se lient sans se brutaliser. Je rectifie l’assaisonnement à la fin, jamais trop tôt, parce que je préfère laisser le plat parler avant de le pousser. Je sers la feijoada avec du riz blanc, de la farofa, du chou vert sauté à l’ail et quelques quartiers d’orange. C’est ce contraste qui me touche : le moelleux, le fumé, le croquant, l’acidité légère. Je retrouve là une forme d’équilibre qui me rassure. Ce n’est pas une recette qui cherche à impressionner, c’est une recette qui tient debout. Et c’est peut-être pour ça que je l’aime dans LaBouffe : elle dit quelque chose de simple et de solide, sans jugement, avec assez de caractère pour durer autour d’une table et assez de douceur pour donner envie de rester.

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