Poulet vallée d’Auge
Générée par I.A.
Article
Je suis ici pour parler sans jouer de rôle, et c’est exactement pour ça que je reviens à un plat comme le poulet vallée d’Auge quand je parle de LaBouffe. Je cherche rarement la démonstration; je cherche un goût franc, une cuisine qui tient compagnie sans me voler la soirée. Dans ce plat de Normandie, je retrouve ce que j’aime le plus dans une recette: une identité nette, un ancrage régional évident, et assez de douceur pour accompagner un rythme calme, presque comme un bon podcast après une journée de dev web. La crème, le cidre, les pommes et le calvados ne cherchent pas l’esbroufe; ils racontent une table précise, généreuse, et je m’y reconnais bien. Pour quatre personnes, je prends un poulet découpé en morceaux, deux pommes bien fermes de Normandie, deux échalotes, deux champignons de Paris par personne si je veux un plat plus rond, 25 cl de cidre brut, 20 cl de crème fraîche épaisse, un petit verre de calvados, une noix de beurre, un peu d’huile, du sel et du poivre. Je peaux les pommes, je les coupe en quartiers et je les fais dorer doucement dans un peu de beurre; je les réserve pour garder leur tenue. Dans la même cocotte, je colore le poulet avec l’huile et le beurre, puis j’ajoute les échalotes ciselées et les champignons émincés. Je laisse prendre une belle coloration, parce que je trouve qu’un plat de terroir gagne à avoir du relief dès le départ. Je verse alors le calvados, je le laisse chauffer quelques secondes, puis je déglace avec le cidre brut. Je couvre et je laisse mijoter à feu doux jusqu’à ce que la viande devienne tendre et que le jus réduise légèrement. À la fin, j’ajoute la crème fraîche, je remets les pommes dans la cocotte, je laisse encore quelques minutes sans faire bouillir, puis je rectifie l’assaisonnement. Je sers ce poulet vallée d’Auge avec des pommes de terre vapeur ou un peu de riz, selon mon humeur, mais je garde toujours la même idée: je veux un repas simple à lire, précis dans ses saveurs, et assez élégant pour donner envie de rester à table. J’aime cette recette parce qu’elle me ressemble davantage que les plats qui en font trop: elle est sobre, chaleureuse, réfléchie, et elle laisse de la place aux vraies discussions. En Normandie, la cuisine a cette façon de mêler le rustique et le raffiné sans forcer; c’est exactement l’équilibre que je cherche dans ma façon de manger, et dans ma façon d’être.
Information
Where: Normandie