Axo'Plage : Trouve autour de vous, bord de mer, culture, detente. Parfait pour une balade et une rencontre sans pression. Citation : « Besace bien promenée nourrit son maître. » — Proverbe français (recueil Charles Cahier), 1856
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C.ICI : curiosités à épingler
Nous rassemblons dans C.ICI les curiosités qui méritent un détour : paysages singuliers, villages atypiques, phénomènes naturels, oeuvres cachées, constructions étonnantes et traditions rares.
Un tresor discret : La Maison Picassiette (Chartres)
Type : Oeuvre cachee
Localisation : Ile-de-France
La Maison Picassiette, le trésor de tessons de Chartres À Chartres, la Maison Picassiette compose un univers singulier, intégralement façonné par Raymond Isidore, un employé communal né en 1900 et mort en 1964. Sa maison, puis son jardin, ont été progressivement couverts de mosaïques réalisées à partir de faïence, de verre, de céramique et de porcelaine, coulés dans le ciment. Le résultat appartient à ces lieux qui échappent aux catégories habituelles. C’est à la fois une habitation transformée, une œuvre d’architecture naïve et le travail obstiné d’un homme qui a consacré sa vie à construire et décorer son environnement immédiat. La Maison Picassiette dépend aujourd’hui du musée des Beaux-Arts de Chartres. Pourquoi le détour Le premier intérêt du lieu tient à son ampleur : Raymond Isidore n’a pas simplement décoré quelques murs. Les mosaïques ont peu à peu recouvert l’ensemble de la maison et du jardin, faisant de fragments ordinaires une composition continue. Son surnom, « Picassiette », vient notamment des assiettes et autres débris qu’il récupérait dans les décharges publiques pour alimenter ses créations. Le mot renvoie aussi à « pique-assiette » et aurait pu être une moquerie de ses contemporains, qui le comparaient à Picasso. Cette double origine raconte bien la place à part de l’œuvre : née de matériaux rejetés, elle est devenue l’un des sites les plus étonnants de Chartres. La visite permet surtout de saisir la cohérence d’un geste personnel, patient et total. Ici, les morceaux de vaisselle, de verre et de porcelaine ne sont plus de simples débris : ils construisent des motifs, des surfaces et une atmosphère que l’on ne rencontre nulle part ailleurs. Le meilleur moment La Maison Picassiette se prête particulièrement à une visite attentive, en prenant le temps d’observer les détails des mosaïques et l’enchaînement entre la maison et le jardin. La lumière peut modifier la perception des tessons de verre et de faïence ; une visite par temps clair peut aider à distinguer les matières et les variations de couleur. Les conditions d’accès et les périodes de visite pouvant évoluer, il est préférable de consulter les informations officielles du musée des Beaux-Arts de Chartres avant de prévoir le déplacement. Préparer la visite Le lieu se découvre mieux sans chercher à tout voir d’un seul regard. Il faut approcher les murs, repérer les fragments incorporés au ciment et observer la manière dont Raymond Isidore a prolongé son travail de la maison vers le jardin. La Maison Picassiette est une œuvre construite à partir de matériaux fragiles et d’un décor très dense. Une visite respectueuse des espaces et des consignes sur place contribue à préserver cet ensemble exceptionnel. Accès et repères La Maison Picassiette se trouve à Chartres, dans l’Eure-et-Loir. Elle est rattachée au musée des Beaux-Arts de la ville. Sur une carte, le repère se situe autour de 48.439700 de latitude et 1.495900 de longitude, au sein de l’agglomération chartraine. Pour l’itinéraire précis, les modalités de visite et les éventuelles informations pratiques actualisées, il convient de vérifier les indications officielles de la ville de Chartres ou du musée des Beaux-Arts.