Axo'Plage : Trouve autour de vous, bord de mer, culture, detente. Parfait pour une balade et une rencontre sans pression. Citation : « Besace bien promenée nourrit son maître. » — Proverbe français (recueil Charles Cahier), 1856
Kestufela ? nous voilà, nous avons de quoi faire.
Nous partons d’un lieu qui compte, puis nous explorons ce qui se mange, se raconte, se découvre ou se partage à deux autour de ce repère. La carte donne le cap ; nos contributions font le voyage.
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Acces direct aux cuisines de nos regions : LaBouffe
Nous faisons de LaBouffe notre table vivante : un coin qui sent la marmite, le terroir et les recettes qui racontent une histoire locale. Nous partageons ici des plats traditionnels, des gestes simples et des idees qui tiennent la route dans la vraie vie, du marche a l assiette, sans chichi mais avec du gout.
Barcelone en bord de mer, ma tortilla espagnole
Type : Recette
Localisation : Espagne
Dans LaBouffe, je reviens souvent à une recette qui dit exactement ce que je cherche quand je cuisine : du vrai, du simple, du partage. Je pense à Barcelone en bord de mer, à cette lumière qui donne envie de manger sans se presser, et je prépare une tortilla española comme je l’aime, généreuse, dorée, rassurante. Je n’y vois pas seulement un plat typique de l’Espagne ; j’y vois une façon très juste d’aligner le goût, le rythme et l’équilibre, avec peu d’ingrédients mais une attention entière. C’est le genre de recette que je choisis quand je veux nourrir la tendresse autant que l’appétit. Je prends des pommes de terre, des œufs, un oignon si j’ai envie d’une douceur plus ronde, de l’huile d’olive et du sel. Je coupe les pommes de terre en fines tranches ou en petits morceaux réguliers, puis je les laisse fondre doucement dans l’huile d’olive à feu moyen, avec l’oignon émincé, jusqu’à ce qu’elles deviennent tendres sans colorer trop fort. Je les égoutte bien, puis je bats les œufs avec une pincée de sel avant d’y mêler les pommes de terre encore chaudes. Je laisse l’ensemble se reposer un instant, parce que je trouve que la tortilla gagne en tenue quand je lui laisse ce temps-là. Ensuite, je la verse dans une poêle chaude légèrement huilée et je la cuis à feu doux, en la retournant avec calme quand le dessous est pris et que le centre reste encore moelleux. Je cherche cette texture à la fois souple et fondante, celle qui fait qu’une simple part peut devenir un vrai moment. Je sers la tortilla tiède ou à température ambiante, avec une salade, un peu de pain, parfois seule quand je veux rester dans la sobriété lumineuse de la cuisine espagnole. J’aime cette recette parce qu’elle me ressemble dans ce qu’elle assume : peu d’effets, beaucoup de présence. Dans LaBouffe, je défends ce genre de cuisine-là, celle qui rassemble sans forcer, qui nourrit avec élégance, et qui laisse toujours une place au plaisir.