Quand je manque de temps libre, la citation de Madame de Staël sur Evene me sert de boussole
Je suis tombé sur la page Evene consacrée à Madame de Staël avec cette phrase qui reste en tête: « On ne trouve de bon dans la vie que ce qui la fait oublier. » Sur une page de culture pensée par Evene, la citation ne flotte pas dans le vide. Elle prend une vraie tenue, presque une utilité immédiate, parce qu’elle me force à regarder mes loisirs autrement, surtout quand mon temps libre est rare et qu’il faut choisir vite, sans gaspiller l’espace que j’ai réussi à dégager.
Ce que je lis dans cette page, ce n’est pas une invitation à fuir la vie, mais une manière très fine de distinguer ce qui me repose de ce qui me surcharge. Un loisir peut me relier à moi-même, me rendre plus disponible, alléger la pression accumulée dans la journée. Un autre peut faire l’inverse, en m’occupant sans me ressourcer, en ajoutant du bruit au bruit. Dans mon organisation du temps libre, c’est là que la citation devient concrète: je ne cherche pas seulement à me distraire, je cherche ce qui me fait oublier la fatigue sans m’éloigner de moi. Un livre, une exposition, une balade, un concert, même un moment simple avec quelqu’un que j’aime, ont souvent cette qualité-là. Ils ne m’anesthésient pas, ils me remettent en circulation.
Quand je lis Evene, j’apprécie justement cette façon éditoriale de partir d’une formule forte pour ouvrir une réflexion très pratique. La page sur Madame de Staël me rappelle qu’un bon loisir ne se juge pas à son intensité, mais à l’état dans lequel il me laisse. Si je ressors plus calme, plus clair, plus léger, je sais que j’ai utilisé mon temps libre avec justesse. Si je ressors saturé, j’ai juste rempli un vide. Et quand les journées sont déjà pleines, cette différence compte énormément.
quand le temps libre est rare
dans l organisation du temps libre
Loisirs
Je me reconnais dans cette idée de tri: quand mon temps libre est compté, je préfère une expo discrète ou un bon dîner sans chichi à un loisir qui m’épuise plus qu’il ne me repose. La phrase de Madame de Staël a ce côté net, presque élégant, que j’aime bien: elle ne promet pas de s’évader, elle aide juste à choisir juste.