Découverte du VIH
Type:
Passe, present, futur...
Un peu d'histoire sur la découverte du VIH :
En 1981, une épidémie de pneumonies rares chez les homosexuels et toxicomanes aux États-Unis révèle le sida (syndrome d’immunodéficience acquise), associé à une déficience immunitaire profonde. En 1983, Luc Montagnier, Françoise Barré-Sinoussi et Jean-Claude Chermann à Paris isolent le virus LAV-1, rétrovirus responsable du sida, publié dans Science. Robert Gallo aux États-Unis identifie le virus HTLV3, mais il s’avère que les deux virus sont identiques et que HTLV3 provient de LAV-1 envoyé par l’équipe pasteurienne. Le LAV-1 devient le VIH-1 (HIV), et un second virus, moins pathogène, HIV-2, est découvert en Afrique de l’Ouest. L’origine simienne des virus VIH est prouvée, établissant leur émergence comme maladies humaines. Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi reçoivent le prix Nobel de médecine 2008, bien que Jean-Claude Chermann soit oublié.
Notons aussi par la suite: 120 Battements par minute de Robin Campillo raconte l'histoire du sida à travers l'action collective d'Act Up Paris dans les années 1990, plutôt que par la médecine ou l'individu. Le film, qui a remporté le grand prix du festival de Cannes 2017, est basé sur les souvenirs de Campillo et coécrit avec Philippe Mangeot. Il met en scène la lutte militante et provocatrice d'Act Up pour rendre visibles les séropositifs et la communauté gay, avant l'arrivée des trithérapies en 1996. Le film se concentre sur les réunions hebdomadaires d'Act Up, les opérations commandos, et les débats idéologiques et personnels. Un quatuor de personnages principaux se détache, dont Sean, un malade révolté, et Nathan, alter ego de Campillo, qui vivent une histoire d'amour tragique. Le film mêle réalisme et images mentales pour transmettre l'urgence et l'émotion de cette période.
Résumons:
Le film 120 Battements par minute de Robin Campillo présente l’histoire du sida à travers l’action collective d’Act Up Paris dans les années 1990, avant l’avènement des trithérapies en 1996. Act Up lutte avec des actions spectaculaires et provocatrices pour rendre visibles les séropositifs et défendre leurs droits. Le film illustre la vie militante, les opérations commandos, et les débats internes à Act Up, tout en racontant une histoire d’amour tragique entre deux membres de l’association.
La découverte du virus du sida (VIH) remonte à 1983, grâce aux travaux de Luc Montagnier, Françoise Barré-Sinoussi et Jean-Claude Chermann à Paris, publiés dans Science. Parallèlement, Robert Gallo aux États-Unis identifie le même virus, initialement appelé HTLV3. Les deux virus s’avèrent être identiques, et le VIH devient le nom officiel. La trithérapie, combinant plusieurs médicaments pour bloquer le virus, émerge au milieu des années 1990, avec des résultats cliniques spectaculaires réduisant significativement la mortalité, bien que le virus ne soit pas éradiqué et que des effets indésirables subsistent.
Ainsi, la lutte contre le sida est marquée à la fois par des avancées médicales cruciales, comme la découverte et la mise en place de la trithérapie, et par un militantisme acharné, représenté par Act Up, visant à sensibiliser et à mobiliser la société face à cette crise sanitaire. Ces efforts conjoints ont permis de transformer la perception et la prise en charge de la maladie, et de redonner espoir aux personnes touchées par le VIH.
La lutte contre le sida commence dès 1961, avec des indices d'exposition au virus en République Démocratique du Congo. En 1981, des patients homosexuels aux États-Unis montrent des signes de pneumocystose pulmonaire, révélant un état d'immunodéficience acquise. En 1983, l'équipe de Luc Montagnier à l'Institut Pasteur isole le rétrovirus LAV, responsable du sida, et Robert Gallo confirme cette découverte en 1984 en baptisant le virus HTLV.
Le virus est officiellement nommé VIH-1 en 1986, avec la découverte d'un second virus, VIH-2, en Afrique de l’Ouest. Act Up, une association de soutien aux malades du sida, est créée aux États-Unis en 1987, la même année où l'AZT devient le premier traitement efficace contre le VIH. En France, des institutions de lutte contre le sida sont établies en 1989, comme le Conseil national du sida. En 1994, l'épidémie atteint 1 million de personnes dans le monde, et le dépistage anonyme est lancé en France.
Les inhibiteurs de protéase et la trithérapie, introduits en 1995, ralentissent considérablement la progression de la maladie, bien que le virus ne soit pas éradiqué. En 2001, le sida a tué 22 millions de personnes en vingt ans, et l'ONU crée le Fonds mondial contre le sida. Les avancées thérapeutiques continuent avec les inhibiteurs d'intégrase en 2008 et un médicament préventif, le Truvada®, en 2012.
120 Battements par minute de Robin Campillo retrace ces luttes, illustrant l'action collective d'Act Up Paris dans les années 1990. Le film montre l'urgence et l'émotion de la période avant l'arrivée des trithérapies, mettant en scène le militantisme provocateur et les débats internes d'Act Up. Le film mêle réalisme et images mentales pour transmettre l'énergie de cette époque et la tragique histoire d'amour entre deux membres de l'association.
Ainsi, les efforts conjoints des avancées médicales et du militantisme acharné ont transformé la perception et la prise en charge du sida, redonnant espoir aux personnes touchées par le VIH. En 2017, une diminution de la mortalité est confirmée avec environ 37 millions de personnes infectées dans le monde, marquant un progrès significatif dans la lutte contre cette maladie.
Reponses publiques autorisees